Ce soir, puisque la nuit s'est enfin décidé à tomber - et paf -, nous allons allumer la lumière.
(alors, là ce billet attaque fort dans l'imagé).
Vers l'âge de 2 ans - âge auquel je développais déjà des logiciels d'une main, avec dans l'autre une canette de 1664 sans alcool - je me souviens très bien : une cliente m'a fait une remarque
pertinente : ça donne à peu près ceci...
"Mais, je ne comprend pas, mais eu ! Moi, j'utilise un site GRATUIT EN LIGNE, pour faire mon BLOG. Il est super BIEN, alors là, si nous PAYONS, il faut avoir quelque chOse de MIEUX
!".
Evidemment.
Et évidemment, à l'époque, j'ai répondu par cette phrase des plus éloquentes... "EU... hum. Oui, je comprends.", ou un truc du genre. Vachement convaincant quoi.
Ce n'est que 2 ans plus tard (j'entends d'ici votre petite calculette mentale tourner en rond, et arriver au bout d'une dizaine de secondes à la conclusion... mais.... l'auteur a X ans ?????
rroooh.) que je me pose enfin la question : il y a forcément un truc. Elle se fait enfler quelque part, cette c... oupla.
Forcément.
Et en effet.
Depuis que l'on a le net, la notion de gratuité est omniprésente, pour le plus grand bonheur de tous les jeunes pirates-malfrats-voleurs-criminels.
Et même les plus grands politiques en restent baba.
Pour apporter un semblant de réponse... pas besoin de passer 2 ans à réfléchir (je ne suis pas si bon que ça du coup...) Il suffit de cliquer sur les liens surlesquels personne, mais alors
personne ne clique jamais. Du genre "conditions d'utilisations des services".
Et voilà ce que ça donne :
Un site très peu connu gOOgle, le roi du service "gratuit".
http://www.google.fr/accounts/TOS
4. Fourniture des Services par Google
4.1 ...
4.2 Google n'a de cesse d'innover afin d’offrir la meilleure expérience possible à ses utilisateurs. Vous reconnaissez et acceptez que la forme et la nature des Services fournis par Google puissent être modifiées occasionnellement et sans préavis.
4.3 Dans le cadre de cette constante innovation, vous reconnaissez et acceptez que Google puisse cesser, sans préavis et à son entière discrétion, à titre définitif ou provisoire, de vous fournir tout ou partie des Services ou de ses fonctions, à vous-même ou aux utilisateurs. Vous pourrez cesser d'utiliser les Services à tout moment, sans être tenu d'en informer Google de manière spécifique.
4.4 Vous reconnaissez et acceptez que, si Google désactive l'accès à votre compte, vous pourriez ne pas avoir accès aux Services, aux coordonnées de votre compte ou aux fichiers qui y sont disponibles.
4.5 Vous reconnaissez et acceptez que, même si Google n'a fixé aucun plafond au nombre de transmissions (expédition et/ou réception) que vous pouvez effectuer à travers les Services ou au volume de l'espace de stockage alloué à la fourniture de tout Service, Google peut décider, à tout moment et à son entière discrétion, de fixer de tels plafonds.
11. Licence du Contenu
Hopla, et voilà le pas franchi. Frizou. Vous faîtes du libre. Cool non ?11.1 Vous conservez la titularité des droits (droits d’auteur et tous autres doits) que vous détenez sur le Contenu que vous soumettez, affichez ou publiez sur les Services, ou par le biais des Services. En soumettant, affichant ou publiant le Contenu, vous acceptez de concéder à Google une licence perpétuelle, irrévocable, pour le monde entier, à titre gratuit et non-exclusive pour reproduire, adapter, modifier, traduire, publier, représenter, afficher et distribuer tout Contenu que vous soumettez, affichez ou publiez sur les Services, ou par le biais des Services. Cette licence a pour seul but de permettre à Google d'afficher, de distribuer et de promouvoir les Services et peut être révoquée pour certains Services, comme indiqué dans les Conditions supplémentaires applicables à ces Services.
Exclusion de garanties
(D) des défaillances dans le fonctionnement ou les fonctionnalités de tout Logiciel fourni dans le14.1 Les Services sont fournis « tels quel ». Google, ses Filiales et Société affiliées et ses concédants ne fournissent aucune garantie à cet égard.
14.2 Google, ses Filiales et Sociétés affiliées, et ses concédants ne garantissent notamment pas que :
(A) votre utilisation des Services répondra à vos exigences,
(B) votre utilisation des Services sera ininterrompue, rapide, sécurisée ou exempte d'erreurs,
(C) toute information que vous obtiendrez suite à votre utilisation des Services sera exacte ou fiable, et
Vous retrouverez à quelque chose prêt les mêmes conditions... "Fouya" comme dirait une "personne anonyme"...
J'ai décidé de prendre en main nos écrits.
Et pour finir celui-ci, vous n'avez qu'à cliquer ici, et vous serez en terrain plus sûr (pour moi, donc pour vous aussi :))) )
...un grand monsieur célèbre et génial, nommé Thomas Edison.
Entre 1866 et 1915, il inventa de drôles de machines.
Vous ne connaissez sûrement pas ces bizarreries, mais à tout hasard, voici les « moins » étranges :
le "Télégraphe",
un "Téléphone",
le "Microphone",
l'Ampoule électrique,
la Centrale électrique de courant continu pour 1 200 lampes,
la chaise électrique (oui, il a un peu dérapé, là... personne n'est parfait.),
le Kinétographe pour enregistrer des films, le Kinétoscope pour les visualiser,
les premiers studios de production de film de cinéma,
une Caméra (Universal Projecting Kinetoscope) (enregistrement de films très court).
Que des clopinettes, quoi. Tom était un petit frimeur.
Tom déposa en réalité plus de 1090 brevets – certains en comptent plus de 2000, mais bon on est pas à 1000 près. En tout les cas, on peut raisonnablement se dire que si ce gars connaissait bien
UNE chose, c'était la méthode de dépôt des brevets.
Constatant qu'un tas de malfrats-voleurs-criminels tentaient de lui chouraver son bébé d'amour Le Cinéma, Tommy fit
sortir de son chapeau la Motion Pictures Patents
Company afin d'exercer les droits que sa propriété intellectuelle lui
donnait.
Hopla, rien dans les mains, rien dans les poches, voici la MPPC ! - à tes souhaits. La MPPC n'a pas pris son travail à la légère, oh que non. Appliqués qu'ils étaient les bons élèves.
Voyant le nombre de cinémas des malfrats-voleurs-criminels- dans le pays augmenter rapidement,
la joyeuse compagnie réagit en créant une filiale de gentils Bisounours , connue sous le nom de Compagnie Générale des Films, chargée de « bloquer » l'entrée des cinémas sans licence.
En fait, la CGF fit bien mieux que ça :
Elle confisqua (tu es puni maintenant, ça
suffit) les équipements sans
licence.
Elle coupa l'approvisionnement des salles qui passaient des films sans licence.
Elle monopolisa le circuit de distribution, en acquérant toutes les bourses aux films américaines.
La loi, c'est la loi. Circulez, ya rien a voir.
Un irréductible gaulois (ou indépendant, comme vous voulez) nommé Wiliam Fox (ça me rappelle qet'chose ce nom...) continua de
défier le grand Tommy.
A l'été 1909, le mouvement indépendant était en pleine activité. Youpi. Avec des producteurs et des propriétaires de cinémas, ils utilisaient des équipements illégaux (rooooh) et importaient de
la pellicule pour créer leur propre marché souterrain.
Les Emules de l'époque étaient donc des compagnies comme la Fox. Et pas moins
qu'aujourd'hui, ces compagnies résistèrent (vi)goureusement à la pression.
Certains témoignaient... Bizarrement, "Les tournages étaient interrompus par des vols de machines, et des 'accidents' se
produisaient fréquemment, qui se traduisaient par des pertes de négatifs, d'équipements, de bâtiments et parfois de vies."
Et oui. Les répresseurs de l'époque ne boutadaient pas avec les voleurs. Ce qui poussa les indépendants à
fuir vers la Côte Ouest (en mode Crypté) : car la Californie était suffisamment hors de portée d'Edison à l’époque pour que les producteurs de films puissent pirater ses inventions sans craindre
la loi.
Nananèreu.
Bien sûr, la Californie se développa rapidement, et la loi fédérale finit par être appliquée à l'Ouest, mais comme les brevets n'accordaient qu'un monopole limité dans le
temps à leur détenteur (seulement dix-sept ans à l'époque, contre plus de 90 ans pour le droit d'auteur aujourd'hui), au moment ou les agents fédéraux furent en nombre suffisant, les brevets
avaient expiré.
Mince.
Une industrie nouvelle était née, en partie par le piratage de la propriété intellectuelle d'Edison.
Aujourd'hui le village des irréductibles Gaulois est devenu un mastodonte : nous le connaissons mieux sous le nom de « Hollywood ».
Cette même industrie a généré des milliards de chiffres d'affaires, partout dans le monde, et fait vivre directement ou indirectement des millions de
personnes.
Seulement, ironie du sort, cette
« industrie issue de comportements quelques peu douteux », devant l'explosion du téléchargement illégal sur le net, a bizarrement changé de bord... et se retourne elle-même contre ses
propres anciennes pratiques.
il- y-a-un-siècle-c'est-vieux-et-on-ne-s'en-souvient-plus-du-tout...
Troublant, non ?
Pour rappel, ce site n'a pas vocation à être un journal intime.
Le dimanche est une journée qu'il ne faut pas louper.
Vos commentaires !!!