Partager l'article ! Le fabuleux destin de Tommy l'inventeur: ...
...un grand monsieur célèbre et génial, nommé Thomas Edison.
Entre 1866 et 1915, il inventa de drôles de machines.
Vous ne connaissez sûrement pas ces bizarreries, mais à tout hasard, voici les « moins » étranges :
le "Télégraphe",
un "Téléphone",
le "Microphone",
l'Ampoule électrique,
la Centrale électrique de courant continu pour 1 200 lampes,
la chaise électrique (oui, il a un peu dérapé, là... personne n'est parfait.),
le Kinétographe pour enregistrer des films, le Kinétoscope pour les visualiser,
les premiers studios de production de film de cinéma,
une Caméra (Universal Projecting Kinetoscope) (enregistrement de films très court).
Que des clopinettes, quoi. Tom était un petit frimeur.
Tom déposa en réalité plus de 1090 brevets – certains en comptent plus de 2000, mais bon on est pas à 1000 près. En tout les cas, on peut raisonnablement se dire que si ce gars connaissait bien
UNE chose, c'était la méthode de dépôt des brevets.
Constatant qu'un tas de malfrats-voleurs-criminels tentaient de lui chouraver son bébé d'amour Le Cinéma, Tommy fit
sortir de son chapeau la Motion Pictures Patents
Company afin d'exercer les droits que sa propriété intellectuelle lui
donnait.
Hopla, rien dans les mains, rien dans les poches, voici la MPPC ! - à tes souhaits. La MPPC n'a pas pris son travail à la légère, oh que non. Appliqués qu'ils étaient les bons élèves.
Voyant le nombre de cinémas des malfrats-voleurs-criminels- dans le pays augmenter rapidement,
la joyeuse compagnie réagit en créant une filiale de gentils Bisounours , connue sous le nom de Compagnie Générale des Films, chargée de « bloquer » l'entrée des cinémas sans licence.
En fait, la CGF fit bien mieux que ça :
Elle confisqua (tu es puni maintenant, ça
suffit) les équipements sans
licence.
Elle coupa l'approvisionnement des salles qui passaient des films sans licence.
Elle monopolisa le circuit de distribution, en acquérant toutes les bourses aux films américaines.
La loi, c'est la loi. Circulez, ya rien a voir.
Un irréductible gaulois (ou indépendant, comme vous voulez) nommé Wiliam Fox (ça me rappelle qet'chose ce nom...) continua de
défier le grand Tommy.
A l'été 1909, le mouvement indépendant était en pleine activité. Youpi. Avec des producteurs et des propriétaires de cinémas, ils utilisaient des équipements illégaux (rooooh) et importaient de
la pellicule pour créer leur propre marché souterrain.
Les Emules de l'époque étaient donc des compagnies comme la Fox. Et pas moins
qu'aujourd'hui, ces compagnies résistèrent (vi)goureusement à la pression.
Certains témoignaient... Bizarrement, "Les tournages étaient interrompus par des vols de machines, et des 'accidents' se
produisaient fréquemment, qui se traduisaient par des pertes de négatifs, d'équipements, de bâtiments et parfois de vies."
Et oui. Les répresseurs de l'époque ne boutadaient pas avec les voleurs. Ce qui poussa les indépendants à
fuir vers la Côte Ouest (en mode Crypté) : car la Californie était suffisamment hors de portée d'Edison à l’époque pour que les producteurs de films puissent pirater ses inventions sans craindre
la loi.
Nananèreu.
Bien sûr, la Californie se développa rapidement, et la loi fédérale finit par être appliquée à l'Ouest, mais comme les brevets n'accordaient qu'un monopole limité dans le
temps à leur détenteur (seulement dix-sept ans à l'époque, contre plus de 90 ans pour le droit d'auteur aujourd'hui), au moment ou les agents fédéraux furent en nombre suffisant, les brevets
avaient expiré.
Mince.
Une industrie nouvelle était née, en partie par le piratage de la propriété intellectuelle d'Edison.
Aujourd'hui le village des irréductibles Gaulois est devenu un mastodonte : nous le connaissons mieux sous le nom de « Hollywood ».
Cette même industrie a généré des milliards de chiffres d'affaires, partout dans le monde, et fait vivre directement ou indirectement des millions de
personnes.
Seulement, ironie du sort, cette
« industrie issue de comportements quelques peu douteux », devant l'explosion du téléchargement illégal sur le net, a bizarrement changé de bord... et se retourne elle-même contre ses
propres anciennes pratiques.
il- y-a-un-siècle-c'est-vieux-et-on-ne-s'en-souvient-plus-du-tout...
Troublant, non ?
Vos commentaires !!!